Parutions et extraits

POÉSIE
A part être –  livre d’art avec le dessinateur Davide Napoli – Editions Jacques Flament – 2016
Les énigmes sensitives – recueils de nouvelles poétiques – Editions L’Harmattan – 2013
Imago Scripti – livre d’art avec la photographe Hélène Ustaze – Editions Jacques Flament-2014
L’indire – recueil de nouvelles poétiques – Jacques Flament Editions 2013
Sous le signe de l’ange – livre d’art collectif sur le photographe Alberto Terrile
– Jacques Flament Editions 2012
Ivre d’Equilibre –  livre d’artiste co-réalisé avec Pascal Rousseau – Editions Chauveheid 2011
Ombres – livre d’artiste pour Anne Marchand – Editions Pixum 2011
L’an nuit des rois  – coécrit avec Claude-Alain Planchon – Editions L’Harmattan 2011
La fission de l’atone – DVD – coréalisé avec Wallich – Editions Vouir 2010
L’Amour est un animal luisible – Préface de Marcel MOREAU – Editions L’Harmattan 2009
Fissions – Anthologie poétique en chaîne – Editions. Henokia 2008
Wallich, le Plastisonneur. Livre d’artiste sur l’œuvre du plasticien Wallich – Galerie 14 2008
Le Dé Chiffré / Nos arabesques d’argile – Editions L’Harmattan. 2006
La parole pour épure / La nuit baguée des bleues – Editions L’Harmattan. 2003
L’Anabsence ou la neige de soi – Editions L’Harmattan. 2001
Nu sous le nom / Zone Zéro Zen – Editions Le pont de l’Epée / Galerie Racine 1996
L’icône et l’absence – Editions Vericuetos 1996 Prix Hors Concours au Jasmin d’Argent 1997.
Si féconds silences – Editions Caractères.1994

ESSAIS
Le cancer maux à mots – Editions Josette Lyon – Groupe Trédaniel. 2011
Il était une foi ou les Architectes de la démocratie – Editions Le Metteur en Signe. 2006
Une formation citoyenne – Editions Descartes&Cie. 2003

EXTRAITS DE RECUEILS POÉTIQUES

L’AMOUR EST UN ANIMAL LUISIBLE
Éditions l’Harmattan – 2009

Entre nous est un hymne à consumer. Esquisse éternelle. Une patience affable.

Nul malentendu, nulle altération de l’espace, juste un faillible appel du trait.

Dans le cercle inapprivoisé de vos lampes, mes pas recueillent à voix basse ce geste solitaire qui vous commence. Je tracerai pour volume la frontière encore éparse de nos lumières. Nous l’appellerons prologue. Précepte des patiences aux bas des luttes immobiles. Vous l’avez conçue en altitudes – cette longue et lente aptitude à aimer avant même qu’il ne pèse son poids de taire. Immiscée, ondée et tactile, vous entrerez seule dans ses babelogrammes, ses inter-dits. Vous érigerez ce récit où vous serez gagnée de nature, de naître et de liberté.
Tout en vous amorce, érige, incline au geste vertical.

L’AN NUIT DES ROIS
Editions l’Harmattan – 2011

Mon inrévolte est ta raison, je l’ai reçue de toi.
Condamné à errer parmi les ombres,
j’aspire les visages féconds des âmes encore immatures.
Hiérarchie des Terres Noires au pied de ton Mercure.
Ton destin s’est noué au cœur du mien.
Où es-tu mon bel amour ?
Les reliques de ton corps m’attirent comme métal.
Je fonds mes blessures et déambule en boitant.

Paix de parenthèses,
symptôme de l’absence au pesant impossible.
Le lien d’amour s’effondre sous les Dieux bondés.
Foudroyant litige et sordide apparence de liberté.
La nécessité fait souffrance et creuse dans le nom du vainqueur
la trace saturée du perdant.

EXTRAITS DE TEXTES POÉTIQUES POUR LE THÉÂTRE

FEMMES PASSEES SOUS SILENCE
Mise en scène : François Bourcier – Festival d’Avignon 2010

Dans mon pays, on m’appelle Saule.
Comme Soledad, Solitude, Saule pleureur.
Dans vos pays, ce pourrait être le nom de votre chat, de votre arbre préféré, de l’être sur qui vous vous appuyez.
Mais, dans mon pays, les animaux sont mieux traités que nous.
Comme eux, nous portons les ombres de la nuit, les cauchemars des chasseurs, la détresse des plus anciens abattoirs naturels.
Le sort nous coupe de notre animalité et l’excision est une affaire de femmes.
Les hommes se taisent. Ignorent cette douleur. Pure omission du féminin.
Notre sexe est un tabou, une zone aveugle, un champ de bataille.

voix off

Le mâle a dit.
Cette contagieuse maladie mine nos mémoires mortifères, nos traditions faites à mains d’homme.

La femme est un péché ardent.
Ce qu’ils nomment la vie est le corps même de l’inquiétude.

Mornes peines. Nuits ecchymoses.
Trafic de plaies indélébiles dans la lumière grave.

IVRE D’EQUILIBRE – d’après un texte de Dominique BERTAND
Spectacle de Pascal Rousseau – Mise en scène : François Bourcier – Festival d’Avignon 2011

Je naquis à Haran l’ardente –province des lunes
Je naquis à Babil la Féline, à Babylone la Belle dans la sève de ses jardins
Je naquis à Byzance la généreuse quand Hadji Bektach mettait le feu au brasier des solitudes
Je naquis au pied du Gange quand les hommes vêtus de cendres gardaient sous leurs paupières closes l’abime d’un dieu.

Au-dessus de moi, naviguent de si lents cieux…
J’ai vécu parmi les pierres sacrées, les hommes vêtus de blanc et de silences.
J’ai vécu auprès des femmes aux chevelures emmêlées par  l’odeur de l’huile
J’ai brassé les chemins avec des compagnons de la pierre.
J’ai marché dans la boue, parmi les ombres claires des tracés, des épures.,